Humeurs du jourEnfin le Gouvernement Canadien d'Ottawa (la capitale du Canada, de l'autre côté de la rivière des Outaouais ...Hull, d'où je suis originaire, met ses culottes pour faire ses excuses auprès des autochtones. Il était plus que temps. Mais c'est à se demander si ces excuses sont ...sincères.
Je reproduis l'intégral du texte paru ici:
http://www.ledevoir.com/2008/06/12/193672.htmlparce ce genre de texte ne reste pas longtemps dans les mémoires des hommes blancs, surtout s'ils sont
politichiens politiciens.
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Excuses solennelles d'Ottawa aux autochtonesOttawa -- Le ciel était particulièrement bleu pour tourner une page sombre de l'histoire canadienne. Des centaines d'autochtones, de Métis et d'Inuits se sont rassemblés hier sur la colline parlementaire pour entendre le premier ministre et les chefs de l'opposition offrir des excuses solennelles pour les abus commis dans les pensionnats autochtones pendant près de 100 ans.
Sur le coup de 15h, environ 500 personnes ont écouté les discours retransmis en direct sur un écran géant devant le parlement, alors que des dizaines d'autres membres des Premières Nations avaient envahi les estrades de la Chambre des communes. Une douzaine d'invités d'honneur, visiblement émus, ont eu le privilège d'avoir un siège sur le parterre de la Chambre. Certains, notamment Phil Fontaine, le chef de l'Assemblée des Premières Nations, ont pu s'adresser à l'audience réunie pour l'occasion.
Stephen Harper a été le premier à prendre la parole. «Le gouvernement reconnaît aujourd'hui que les conséquences de la politique sur les pensionnats indiens ont été très néfastes et que cette politique a causé des dommages durables à la culture, au patrimoine et à la langue des autochtones. Bien que certains anciens élèves aient dit avoir vécu une expérience positive dans ces pensionnats, leur histoire est de loin assombrie par les témoignages tragiques sur la négligence et les abus émotifs, physiques et sexuels envers des enfants sans défense», a déclaré le premier ministre.
Le gouvernement fédéral a financé les pensionnats pour les jeunes autochtones dès 1874 avec l'objectif de les assimiler à la culture européenne majoritaire du pays. On les empêchait de parler leur langue et on les coupait de leur culture. Ces 132 établissements, dont 10 au Québec, étaient dirigés par des religieux de différentes confessions, selon la région. La plupart ont fermé leurs portes dans les années 70, mais le dernier pensionnat a cessé ses activités en 1996, en Saskatchewan. Au Québec, celui de La Tuque a fermé en 1980.
Au fil des ans, près de 150 000 étudiants autochtones ont fréquenté les pensionnats. Plusieurs ont été agressés physiquement, psychologiquement et sexuellement. Selon le ministère des Affaires indiennes, il reste environ 80 000 survivants, dont 10 000 au Québec. Leur âge moyen est de 59 ans.
Hier à Montréal, le chef algonquin Jimmy Papatie, de la communauté de Kitcisakik, a éclaté en sanglot en racontant sa propre histoire tragique au pensionnat d'Amos. «J'avais cinq ans quand je suis parti au pensionnat, a-t-il dit. Je suis sorti de là plein de rage. J'ai consommé. J'ai commis des actes de violence. J'avais 19 ans quand j'ai tenté de me suicider parce que je n'étais plus capable de vivre avec des fantômes. Ça fait du mal de voir un petit gars de cinq ans se faire déchirer l'anus par un prêtre pédophile. Même l'argent n'effacera jamais ça de la mémoire. Ce n'est pas le gouvernement qui m'a rendu ma dignité, c'est ma communauté.»
(suite du texte à l'autre message)
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Le contrôle de soi (seigyo) c'est de savoir se taire quand la colère monte...