Chère Marie,
On va me lire mais ça importe peu, c'est à toi que je m'adresse.
Ma mère avait raison: je suis un
sans coeur. J'avais promis de t'écrire, autre que la conversation qu'on avait eu sur MSN, alors que tu étais sur ton lit d'hôpital... je ne l'ai pas fait. Je t'ai peut-être causé du chagrin ou peut-être pas. Je ne sais pas. Je ne saurai jamais.
Pardonne-moi quand même.
Je ne suis pas allé te voir à l'hôpital. J'ai préféré noyer mes pensées par le travail. Ma présence était-elle nécessaire pour que tu saches que j'étais en tout temps avec toi ? Oh Marie, d'où tu es, maintenant tu sais.
Je continuerai d'entretenir ton potager et tes fleurs. Je lèverai les yeux vers le ciel, de temps en temps, pour voir si tu es toujours là ...avec moi. Tu me diras ce qu'il faut faire si je ne le fais pas bien.
Oui, je sais, en premier lieu tu me diras d'arrêter de fumer, que ça n'en vaut pas la peine. Et je sais que tu as raison. Ce ne sera pas facile mais je te promets d'essayer. Pour toi, pour Joëlle ...pour moi, tiens.
Au revoir Marie et je te dis merci.
Je sais que tu auras compris.

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Le contrôle de soi (seigyo) c'est de savoir se taire quand la colère monte...